L'olivier : le trait d’union de la Méditerranée (partie 1) - Medicatrix

L’olivier : le trait d’union de la Méditerranée (partie 1)

L’olivier est le ferment de la Méditerranée au niveau symbolique, culturel et socio-économique. Que ce soit  en termes de culture, de croyances, d’agriculture, de commerce, de cuisine, de santé, de cosmétique, l’olivier émerge tel un élément incontournable et spécifique du bassin méditerranéen.

Un lien fort

De l’orient à l’occident, l’univers méditerranéen et les différentes cultures qu’il brasse a pour trait d’union l’olivier, un lien fort qui rapproche les hommes issus d’univers socio-culturels différents. Entre l’orient et l’occident vibre la civilisation méditerranéenne où l’olivier est le ferment d’hier et d’aujourd’hui. Juif, Chrétien, Orthodoxe, Musulman, Copte,… commerçant, artisan, agriculteur, cuisinier ou encore médecin, l’olivier est un trait d’union qui unit cette riche mosaïque socio-culturelle que représente le bassin méditerranéen.

A travers l’étymologie : preuve de l’histoire

L’étymologie du mot est particulièrement éclairante sur la dimension trans-historique et transculturelle de l’olivier. L’olivier a débarqué en occident par le biais des Romains. D’un point de vue purement linguistique, le terme « olivier » a été emprunté par les Romains chez les Grecs qui, eux-mêmes, l’avaient emprunté d’une langue pré-indoeuropéenne.

D’ « Elaiwon » en langage pré-indoeuropéen, à « Elia » dans la Grèce antique à « Olea » au sein de l’empire romain, l’arbre a pour tronc commun, au niveau étymologique, la même racine étymologique. Ce lien sémantique se traduit notamment au niveau symbolique et sacré, faisant de l’olivier un signe d’union et d’appartenance.

A travers les symboles monothéistes et polythéistes

Sur des peintures égyptiennes, le pharaon Toutankhamon est représenté avec la coiffe assortie d’une couronne d’olivier symbolisant la justice. Ramsès III a fait planter des oliviers en offrande au dieu, histoire que le dieu Râ garde allumées les lampes de son sanctuaire destiné à assurer la lumière après l’obscurité de la nuit.

Dans la Grèce antique, pour départager Athéna de Poseidon dans leur conflit pour la possession de l’Attique, Zeus, en tant que médiateur a demandé aux deux protagonistes de proposer l’offrande la plus utile au peuple. Athena a proposé l’olivier et Zeus une source d’eau salée. Zeus a opté pour l’olivier. Conférant à l’olivier le symbole de la victoire, de la paix et de la prospérité. Dans la Rome antique, l’olivier est un attribut de Minerve, également symbole de victoire et de paix.

De l’ancien au Nouveau Testament en passant par le Coran, l’olivier est omniprésent. Noé, d’après l’ancien testament, a construit l’arche à l’aide de l’olivier. Sans oublier que c’est un rameau d’olivier qu’une colombe présente à Noé. D’après les écritures, l’olivier est le seul arbre ayant été épargné par le déluge.

L’olivier se voit ainsi conférer le statut de symbole de réconciliation entre Dieu et les hommes ainsi qu’entre l’homme et la nature. D’après le nouveau testament, Joseph a construit le berceau de Jésus à partir de bois d’olivier. C’est sur une croix en bois d’olivier qu’il est crucifié et c’est encore sur le Mont des oliviers que Jésus se recueille avant d’accepter son calvaire. Depuis le baptême jusqu’à la mort, avec l’extrême onction, l’onction est exécutée avec ce que l’on appelle le « saint-crème » composé d’huile d’olive.

Dans la tradition rabbinique, le miracle de la fiole d’huile a permis aux Hébreux d’éclairer le Temple durant huit jours avec une fiole d’huile qui n’aurait dû durer qu’un seul jour. Dans le Coran, l’olivier est béni, il représente l’homme universel, il est l’axe du monde et constitue l’arbre sacré du paradis.

Mentionné à sept reprises dans le Coran, l’olivier occupe une place particulière : “Un arbre qui pousse au Mont Sinaï, en produisant l’huile servant à oindre et où les mangeurs trempent leur pain”, “son combustible vient d’un arbre béni : un olivier ni oriental, ni occidental, dont l’huile semble éclairer sans même que le feu la touche”.

Dans le Coran, l’olivier est décrit comme étant “abondant, sacré, favorable et fournissant des bienfaits innombrables.”

Les Compagnons du Prophète rapportent que ce dernier a conseillé le recours à l’huile d’olive : “Mangez de l’huile et enduisez-vous en, car elle provient d’un arbre béni.”

Dans notre prochain article, nous vous raconterons comment l’olivier, perçu comme don de Dieu a été domestiqué par l’homme qui l’a travaillé, lui permettant de développer une économie prospère.

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