Effet d’une préparation d’extrait de pollen prostat/poltit (PollenH) sur les symptômes de l’appareil urinaire chez les patients atteints de prostatite chronique non-bactérienne

Effet d’une préparation d’extrait de pollen Prostat/poltit (PollenH) sur les symptômes de l’appareil urinaire chez les patients atteints de prostatite chronique non bactérienne/ Syndrôme de douleur pelvienne chronique : une étude randomisée en double aveugle contre placebo.


 

Objectifs : évaluer l’efficacité et l’innocuité de la préparation d’extrait de pollen Prostat/poltit (PollenH) dans le traitement de patients atteints de prostatite chronique non bactérienne et de syndrome de douleur pelvienne chronique.

Méthodes : dans une étude en double aveugle, 60 patients âgés de 20 à 55 ans, atteints de prostatite non-bactérienne chronique/syndrome de douleur pelvienne chronique, ont été choisis de manière aléatoire pour recevoir soit du Prostat/Poltit (PollenH), soit un placebo pendant 6 mois. Les patients participant à cette étude avaient des symptômes depuis plus de 6 mois et n’avaient pas obtenu de résultat avec d’autres thérapies. Les participants devaient répondre à un questionnaire, au début du traitement et après 6 mois. Ce questionnaire reprend les symptômes à 7 endroits douloureux, 5 symptômes de miction, 3 symptômes de stockage et 4 symptômes en rapport avec le sexe.

Résultats : l’évaluation clinique globale du résultat du traitement a montré qu’après un traitement de 6 mois, il y avait plus de guérisons parmi les patients qui prenaient du Prostat/Poltit (PollenH) que parmi ceux qui prenaient le placebo. On n’a pas observé de réaction négative au traitement.

Conclusions : le Prostat/Poltit (PollenH) est supérieur au placebo car il fournit un soulagement symptomatique aux hommes atteints de prostatite non-bactérienne chronique/syndrome de douleur pelvienne chronique.


La prostatite non-bactérienne chronique/syndrome de douleur pelvienne chronique (CNBP/CPPS) est un problème de santé courant chez les hommes. Les signes cliniques sont variables, mais incluent toujours des douleurs génito-urinaires et pelviennes et une série de symptômes de l’appareil urinaire bas. La fonction sexuelle est souvent perturbée. La CNBP/CPPS peut être dévastatrice, diminuant la qualité de vie de beaucoup de patients.

Le traitement de la CNBP/CPPS peut être un challenge frustrant pour le médecin et le patient. On n’a pas encore trouvé le traitement optimal pour la CNBP/CPPS et on devrait tester de nouvelles méthodes. Des études précédentes ont montré que des préparations d’extrait de pollen ont provoqué une diminution durable et manifeste des symptômes chez les hommes atteints de CNBP/CPPS avec amélioration de la qualité du sperme et une diminution significative dans le score de l’index des symptômes de la prostatite chronique du National Institute of Health. Cependant, ces essais étaient tous des études non randomisée placebo. C’est pourquoi il existe un besoin évident d’étudier l’efficacité clinique des préparations à base d’extrait de pollen dans une étude aléatoire, en double aveugle, contrôlée placebo d’une durée adéquate. Ce rapport est un compte-rendu d’une telle étude dans laquelle des hommes atteints de CNBP/CPPS ont été traités avec la préparation à base d’extrait de pollen Prostat/Poltit (PollenH) ou avec un placebo pendant 6 mois. L’efficacité clinique suggérée par les résultats des études non-contrôlées précédentes d’extrait de pollen a été confirmée par les résultats de la présente étude.

MATERIEL ET METHODES

Etude de population

Des patients chez qui on avait diagnostiqué une CNBP ou CPPS ont été sélectionnés pour participer à l’étude. Tous les patients avaient eu des symptômes pendant plus de 6 mois et avaient pris des médicaments antimicrobiens ou une autre médication pendant au moins 3 mois. La procédure de sélection incluait l’examen rectal digital, l’urodynamique, la culture bactérienne du sperme ou des sécrétions prostatiques extraites et de l’urine, une cytoscopie, une échographie de la prostate et la détermination de l’antigène spécifique de la prostate (PSA). Sur les 163 patients, 60 remplissaient les critères d’inclusion. Les 103 autres ont été exclus après examen parce qu’ils avaient une prostatite bactérienne (25 patients), une contraction du col de la vessie (17), une hyperplasie bénigne de la prostate (15), des résultats anormaux à l’échographie (12), un rétrécissement urétral (10), une analyse d’urine anormale (9), une prostatite aigüe (8), des résultats anormaux à l’uroflowmetry (4) ou un niveau de PSA supérieur à 4 ng/ml (3 patients).

La population de l’étude avait un âge moyen de 35 ans (20 à 55). Les 60 patients appartenaient à un mélange de groupes ethniques : il y avait des blancs (36), des Asiatiques (5), des Afro-américains (6), des hispaniques (3) et des gens du Proche-Orient (10). Ces patients avaient eu des symptômes pendant des périodes allant de 6 mois à 6,5 ans. Les 60 patients avaient reçu les informations nécessaires à propos de l’étude et on leur avait proposé d’y participer. Ils étaient tous volontaires et avaient donné leur consentement.

Critères d’inclusion et d’exclusion

Les patients intégrés à l’étude devaient avoir eu des symptômes de l’appareil urinaire bas correspondant à une CNPB ou CPPS (catégorie IIIa et IIIb des National Institutes of Health), pendant au moins 6 mois consécutifs sans réponse à aucune thérapie. Aucune bactérie ne devait être détectée dans le sperme et/ou le liquide prostatique ou dans l’urine évacuée avant ou après l’expression des sécrétions prostatiques. Ils devaient avoir entre 20 et 60 ans. Il ne devait apparaître aucune anormalité dans la cytoscopie ou l’échographie. Les résultats de la cystométographie devaient être normaux. Finalement, le taux sérique d’antigène spécifique de la prostate devait être inférieur à 4 ng/mL.

Les patients étaient exclus si on avait diagnostiqué une hyperplasie bénigne de la prostate avec un score supérieur à 1,5 dans l’index de l’American Urological Association Symptom ou s’ils avaient des facteurs de complication telle une contraction du col de la vessie ou un rétrécissement urétral ou des résultats anormaux à la uroflowmetry. Les patients étaient exclus aussi si on trouvait plus de 3 à 5 érythrocytes ou leucocytes par champ à fort grossissement dans un échantillon d’urine.

Modèle d’étude

Les patients ont été soumis aléatoirement en double aveugle à un traitement soit avec un placebo (30 patients) ou du Prostat/Poltit (PollenH) (30 patients). La randomisation a été réalisée par un programme d’ordinateur (Microsoft Excel, version 7.0 Random Number Generation analysis tool). Le protocole en double aveugle consistait à étiqueter des bouteilles « A » ou « B » respectivement pour les comprimés actifs et les comprimés placebo, et à donner les bouteilles au hasard aux patients dans les deux groupes égaux de l’étude et à garder l’information secrète pour le médecin chercheur jusqu’à ce que l’étude soit finie.

Avant le début de la médication, chaque patient donnait son estimation subjective de ses symptômes en utilisant un questionnaire habituellement utilisé en clinique. Ce questionnaire, semblable à celui conçu par Krieger et al. reprend 7 endroits douloureux (dans le bas du dos, le bas de l’abdomen, la région rectale, les testicules et le pénis et lors de la miction et de l’éjaculation), 5 symptômes de vidange (vidange incomplète de la vessie, gouttes, miction interrompue, douleur, faible jet), 3 symptômes de stockage (fréquence, nycturie et urgence) et 6 symptômes en rapport avec le sexe (diminution de la libido, dysfonctionnement érectile, éjaculation précoce et éjaculation retardée). A chaque question concernant la douleur et les symptômes de vidange et de stockage, le patient attribuait une note de 0 à 3 signifiant aucun problème ou symptômes et 3 des symptômes et problèmes marqués. Pour les symptômes liés au sexe, le patient répondait oui ou non, sans autre précision. Puis les patients ont commencé à prendre soit Prostat/Poltit (PollenH) soit un placebo. La dose était de 3 comprimés par jour. Les comprimés de Prostat/Poltit (PollenH) contenaient 74 mg d’extrait très précis de pollen provenant d’espèces de graminées sélectionnées. Les comprimés placebo étaient identiques en apparence mais ne contenaient pas de pollen. La médication utilisée pour l’étude provenait de chez Allergon AB, une compagnie pharmaceutique située à Angelholm, Suède.

Après 6 mois de traitement, les patients ont été revus et examinés et interrogés sur leurs symptômes en utilisant le même questionnaire qu’au début de l’étude. Le médecin chercheur a fait sa propre évaluation clinique du résultat du traitement sans savoir si le patient avait pris le médicament actif ou le placebo. Les patients ont été vus aussi 2 semaines après le début du traitement et à nouveau 3 mois après le début du traitement. A ces occasions, le patient pouvait évoquer ce qui n’allait pas et recevoir la médication pour la période suivante. On lui disait bien de ne pas prendre d’autres médicaments ou traitement pour ses problèmes urinaires que la médication de l’étude pendant la durée de l’étude. On lui enjoignait aussi de ne prendre aucun agent phyto-thérapeutique ou complément alimentaire et de ne rien changer à son régime ou style de vie pendant la durée de l’étude.

Analyse statistique

On a entré les données dans un tableur informatique et utilisé un package statistique pour l’analyse. Les différences entre les groupes ont été analysées par t test (à double face) ou par analyse Khi-deux en utilisant un programme informatique (Microsoft Office Excel 2003, Data Analysis Tools), avec P<0,05 considéré comme statistiquement significatif.

Résultats

Sur les 60 patients qui ont commencé l’étude, 58 l’ont achevée. Deux patients qui prenaient du placebo n’ont pas tenu jusqu’à l’évaluation des 6 mois et furent perdu pour l’étude de suivi. Au départ, les caractéristiques des patients étaient similaires dans les deux groupes, excepté pour l’évaluation de la douleur, pour laquelle les patients qui recevaient du Prosta/Poltit (PollenH) se sont avérés plus symptomatiques que les patients du groupe placebo (tableau I).

Les scores de douleur des patients qui recevaient du Prostat/Poltit (PollenH) étaient significativement plus faibles à la fin des 6 mois de traitement que les patients qui avaient reçu le placebo (tableau I) ; ils avaient aussi moins de symptômes de vidange et de stockage.

Le dysfonctionnement sexuel est courant chez les patients atteints de CNBP/CPPS. Dans cette étude il n’y avait aucune différence au début du traitement entre les 2 groupes en ce qui concerne la fréquence de la diminution de la libido, le dysfonctionnement érectile, l’éjaculation précoce et l’éjaculation retardée (tableau II). Après 6 mois de traitement, la fonction sexuelle était significativement meilleure chez les patients prenant du Prostat/Poltit (PollenH) que chez les patients prenant le placebo.

Le chercheur a évalué subjectivement, mais à l’aveugle, les patients quant à leur réponse clinique après 6 mois de traitement au Prostat/Poltit (PollenH) ou au placebo. 22 des 30 patients qui prenaient du Prostat/Poltit (PollenH) , ont vu leur état s’améliorer ou ont été cliniquement guéris tandis qu’il n’y en avait que 10 sur les 28 qui avaient reçu le placebo dont on pouvait dire que leur état s’était amélioré (tab. III). Cette différence était statistiquement significative. On n’a noté aucun effet indésirable chez les patients prenant du Prostat/Poltit (PollenH) ou du placebo. Les deux traitements étaient bien tolérés.

Commentaire

Peu de maladies auxquelles doit faire face un urologue provoquent plus de frustration chez le patient et le médecin que la CNBP/CPPS. La thérapie médicale traditionnelle ne donne souvent aucun résultat et ne réussit pas à améliorer les symptômes de la plupart des patients atteints de CNBP/CPPS. Cependant, la préparation d’extrait de pollen utilisée dans cette étude a diminué plus significativement la douleur et les symptômes de l’appareil urinaire bas que le placebo, elle a amélioré plus significativement le dysfonctionnement sexuel et la réponse clinique, et a guéri 6 patients sur 30. Cet effet positif concorde avec plusieurs recherches précédentes sur l’effet de la préparation à base d’extrait de pollen pour ce groupe de patients. Cependant, toutes les recherches précédentes n’étaient pas contrôlées placebo.

Allergon, le fabricant de Prostat/Poltit (PollenH), produisait précédemment le pollen pour le Cernilton, une autre préparation à base d’extrait de pollen. Aujourd’hui, il fabrique une autre préparation disponible en France et Belgique et sur www.naturamedicatrix.fr connue sous le nom de PollenH. Depuis la moitié des années 90, Allergon produit sa propre préparation à base d’extrait de pollen, le Prostat/Poltit (PollenH), avec les mêmes ingrédients actifs et la même composition que le Cernilton. C’est pourquoi on peut considérer que la documentation du Cernilton – quand il est à base du pollen produit par Allergon (jusqu’à la moitié des années 90) – s’applique aussi à Prostat/Poltit (PollenH). Allergon ne connaît pas la source et la composition du pollen actuellement utilisé par Cernilton.

Les résultats de notre étude sont basés sur l’évaluation par les patients de leurs symptômes à l’aide d’un questionnaire habituellement utilisé en clinique. Ce questionnaire semblable à celui conçu par Krieger et al., recouvre les symptômes à 7 endroits douloureux, 5 symptômes de vidange, 3 symptômes de stockage et 4 symptômes en rapport avec le sexe. Il s’est avéré être un outil fiable et utile pour diagnostiquer et assurer le suivi de patients atteints de CNBP/CPPS pendant les nombreuses années d’utilisation par le chercheur. C’est pourquoi il est probable que des résultats très similaires auraient été obtenus si un autre questionnaire (par ex. le score GPSI ou Giessen du symptôme prostatique) avait été utilisé dans cette étude. Dans une étude, Li et al. ont démontré une forte efficacité du Prostat/Poltit (PollenH) analysé par la réduction du score CPSI. Dans leur étude, 106 patients atteints de CNBP/CPPS ont reçu pendant 8 semaines du Prostat/Poltit (PollenH). Ce traitement a entraîné une diminution du score CPSI moyen de 24,1 à 12,2 (P<0,0001). Des résultats semblables ont été obtenus par Monden et al. : chez 34 patients atteints de CNBP/CPPS, le score CPSI avait significativement diminué après un traitement de 4 à 6 semaines avec une préparation à base d’extrait de pollen très semblable au Prostat/Poltit  (PollenH).

Les résultats de la présente étude font espérer que l’on peut réussir à traiter les patients atteints de CNBP/CPPS. D’autres études sur le Prostat/Poltit dans ce groupe difficile de patients comparant son efficacité à celle de thérapies plus conventionnelles expliqueront certainement complètement son rôle dans le traitement de ce problème.

Conclusions

Dans cette étude on a montré que la préparation à base d’extrait de pollen administré pendant 6 mois améliorait efficacement les symptômes associés à la CNBP/CPPS. Cette efficacité était significativement plus grande que celle du placebo. La préparation est bien tolérée. D’autres études sur le Prostat/Poltit (PollenH) dans ce groupe difficile de patients comparant son efficacité à celle de thérapies plus conventionnelles expliqueront certainement complètement son rôle dans le traitement de ce problème.

Extrait-pollen-prostatite-Elist
Extrait-pollen-prostatite-Elist
extrait-pollen-prostatite-Elist.pdf
Télécharger le fichier
3.9 MiB
469 Téléchargements
Détails...

Acheter du Pollen H

Votre livre "Programme Nutritionnel" de docteur Jacob GRATUIT :)

Nouvelle approche nutritionnelle selon le docteur JACOB, télécharger-le en version numérique gratuitement, sur votre boîte email.

Vous venez de recevoir une confirmation par email. Vérifiez que vous l'avez bien reçue :) Vérifiez bien votre dossier "spam" avant de nous contacter... les filtres anti-spams sont parfois un peu trop sensibles ! ;)