Les amalgames dentaires constituent-ils un risque pour la santé ?

Les amalgames dentaires constituent-ils un risque pour la santé ? (1/3)

La toxicité des amalgames dentaires est encore fort controversée

La prise de conscience de l’impact de divers polluants tant organiques qu’inorganiques sur l’environnement et sur la santé n’est pas récente.

Depuis de nombreuses années on soupçonne certains métaux constituant les amalgames dentaires d’être à l’origine de symptômes pathologiques mal définis qui, parce que difficiles à objectiver, sont actuellement encore considérés comme psychosomatiques.

Danger pour les patients mais aussi pour les dentistes ?

C’est d’ailleurs dans le contexte multifactoriel du syndrome de fatigue chronique qu’est né le débat concernant les amalgames dentaires.

Le colloque organisé en janvier 1999 à Luxembourg par les « Verts » du Parlement Européen a soulevé un vif débat dans la communauté scientifique.

En effet, les hypothèses qui y furent débattues peuvent se résumer par la question suivante :

 « Les amalgames dentaires, étant donné leur teneur en mercure et autres métaux lourds, sont-ils dangereux pour la santé tant des patients que des dentistes qui manipulent et placent des amalgames ? »

Aucune règlementation ne limite la teneur en métaux lourds contenue dans les amalgames dentaires !

Il existe tout un arsenal de réglementations relatives aux teneurs en métaux lourds maximales tolérées aussi bien dans l’air, que dans les eaux ou les aliments ainsi que concernant les doses journalières admises chez l’homme.

Ces réglementations sont édictées par l’OMS et par les différentes instances de Santé Publique des pays industrialisés.

Paradoxalement, il n’existe aucune réglementation concernant les métaux lourds dans les amalgames dentaires.

Et pourtant, même si pour la communauté scientifique le problème est complexe, la majorité des mécanismes biochimiques de la toxicité des métaux lourds contenus dans les amalgames dentaires sont connus.

Tant que l’on se cantonne dans le domaine de la toxicologie, les dosages des métaux lourds dans les milieux biologiques (sang, urines, cheveux, tissus) constituent un moyen fiable d’objectivation d’une intoxication.

Malheureusement, l’approche toxicologique apporte peu d’informations lorsqu’il faut établir un lien entre les plaintes présentées par un patient et les preuves des effets physiologiques de l’exposition aux métaux lourds retrouvés dans les amalgames.

En effet, les manifestations cliniques présentées ne sont pas communes à tous les patients et de plus, il est fréquent de retrouver par dosage des valeurs normales pour les métaux incriminés, voire même des concentrations non détectables parce qu’inférieures aux limites de détection des appareils utilisés dans les laboratoires d’analyses médicales.

Il n’y a donc pas de corrélation entre les concentrations mesurées et les syndromes présentés par les patients.

Vous ne connaissez pas l’origine de votre mal être ? Testez si génétiquement vous êtes sensibles aux métaux lourds.

En effet, il existe une approche bien plus précise, nommée « test LTT », qui permet de mettre en évidence si un patient est sensible aux métaux lourds source de perturbation du système immunitaire pour celui qui développerait une allergie de type IV à des métaux toxiques et ceci indépendamment de leur concentration dans l’organisme. Cette approche sera le sujet d’un prochain article.

Les amalgames dentaires, c’est 50% de mercure, le principal métal incriminé dans la toxicité.

Avant d’aborder le plus succinctement possible les principaux effets physiologiques d’une intoxication ou d’une intolérance aux métaux utilisés en dentisterie, rappelons qu’un « plombage » qui ne contient pas de plomb mais un minimum de 50 % de mercure inorganique amalgamé avec du cuivre, de l’étain, de l’argent, du zinc, du béryllium et du palladium (voir demande d’analyses labo Ategis point 09).

L’élément majeur d’un amalgame est donc le mercure métallique dont les effets toxiques ont été bien étudiés et décrits dans de nombreux articles de revues de haut niveau dont la plupart sont repris dans le célèbre ouvrage de L.Chang (Bigazzi PL., 1996).

Le mercure, élément fugace, volatil – rappelez-vous on le dénommait « le vif-argent » – se transforme dans notre organisme en deux formes organiques excessivement toxiques, le méthylmercure et le phénylmercure.

Toxique pour le cerveau

Ces deux formes organiques du mercure étant lipophiles passent la barrière céphalo-méningée et sont toxiques pour le système nerveux central (Heintze U et al., 1983, Abdulla M et al., Matthews KP., 1968).

Références :

Bigazzi PL.  Autoimmunity induced by metals.  In: Chang L. : Toxicology of metals. Lewis Publishers, CRC Press Inc. USA 1996, p.835-52.

Heintze U et al.  Methylation of mercury from dental amalgam and mercury chloride by oral streptococci in vitro.  Scand J Dent Res  1983; 91:150-152.

Abdulla M et al.  Methylation of inorganic mercury in experimental jejunal blind-loop.

Scand  J Gastroent  1973; 8:565-567.

 

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