Renforcer ses défenses immunitaires

Renforcer ses défenses immunitaires

Sommaire :

    Renforcer ses défenses immunitaires

    Le système immunitaire correspond à l’armée de notre organisme qui nous défend et détruit tous les corps qui lui sont étrangers (bactérie, virus), mais aussi les cellules tumorales. Sans aucun doute, le système immunitaire joue un rôle important pour prévenir les infections, éradiquer les infections déclarées et empêcher la prolifération tumorale. C’est justement quand le système immunitaire est déficient que le cancer prend le dessus et que les cellules cancérogènes se développent.

    Notre alimentation

    « Que ton premier médicament soit ton alimentation » disait Hippocrate. En effet, il existe une panoplie de substances concoctées par Mère Nature pour prendre soin de notre santé. Certaines vont stimuler notre système immunitaire, d’autres seront carrément bactéricides ou virucides.

    Les vitamines A, C, D, B6, B12, mais aussi le zinc, cuivre, les folates, le fer et sélénium, renforcent nos défenses immunitaires. Ces vitamines et minéraux présents dans notre alimentation stimulent les agents immunitaires qui protègent l’organisme tout autant des infections bactériennes que virales. Consommez des épinards, carottes et autres légumes et fruits riches en vitamines et minéraux.

    La vitamine C pour les personnes soumises à un stress

    Nombreuses publications scientifiques menées sur un total d’environ 11 000 personnes ont examiné l’effet d’une supplémentation en vitamine C dans la prévention du rhume. Chez les individus menant une vie « normale », la supplémentation ne présentait aucun effet bénéfique. Par contre, 5 études réalisées auprès de sportifs de bon niveau (marathoniens, skieurs,…) ont montré que la supplémentation a réduit le risque de 52% ! Ce bénéfice de la vitamine C serait dû à son efficacité dans la lutte contre les stress physique ou psychologique. Le bénéfice d’une supplémentation en vitamine C varie donc en fonction de l’individu et de son mode de vie, mais est forcément requis lorsque votre organisme est soumis à des stress intenses.

    La vitamine D pour éviter les refroidissements de l’hiver

    Elle permet de moduler l’immunité. Ainsi, plusieurs études suggèrent qu’elle pourrait prévenir des maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques. D’autres études ont mis en évidence l’importance d’une supplémentation lors des traitements de chimiothérapies. Cette vitamine est prometteuse et nombreuses recherches sont actuellement en cours.

    Des suppléments de vitamine D sont conseillés en saison froide. Par contre, dès le printemps de retour, il faut s’exposer au soleil fréquemment mais brièvement.

    Les données actuelles confirment l’importance centrale de la vitamine D pour le système immunitaire et sa régulation (Adams et Hewison, 2008), en particulier pour la défense contre les maladies infectieuses (Zasloff, 2006). Les observations ont été si convaincantes que le terme « vitamine antibiotique » a été utilisé (Raloff, 2006).

    Dans une étude randomisée et contrôlée portant sur 3 ans, l’administration de vitamine D a entrainé une diminution toujours plus forte des symptômes de grippe et de rhume en fonction de la dose chez les femmes en post ménopause. Dans le cas de doses assez élevées (2000UI/jour), elles développaient pratiquement plus d’infections grippales ou de rhinites. Notons que 800 UI font déjà baisser la fréquence de la maladie de façon drastique : la multiplication saisonnière des infections a été supprimée par les deux doses, ce qui explique qu’il y avait aussi rarement des infections en hiver qu’en été (Aloia et al., 2007). Le mécanisme d’efficacité semble agir via deux chemins : d’une part, la capacité des cellules épithéliales à mieux se défendre localement contre les virus et les bactéries par la production de peptides antimicrobiens endogènes comme la cathelicidin LL-37, est nettement augmentée par la vitamine D. Ceci est très important dans le cas de l’influenza parce que l’infection bactérienne secondaire (surtout les pneumonies) est souvent la cause des complications les plus graves et de la majorité des cas mortels. D’autre part, les parties de la réponse immunitaire (par ex. les cytokines, l’interferon et le TNFalpha, l’interleukine12), qui sont responsables de symptômes d’inflammation aigus et de l’avalanche de cytokines tellement redoutée dans le cas de l’influenza, sont atténuées de façon ciblée (Helfrich et al., 2007).

    Zinc et sélénium – le duo efficace

    Les oligoéléments zinc et sélénium sont d’une importance essentielle pour la défense immunitaire. La grande importance du zinc (par ex. Mocchegiani et al., 1999) et du sélénium (par ex. Arthur et al., 2003 ; Bellinger et al., 2003) pour le système immunitaire a été bien démontrée. La combinaison de zinc et de sélénium améliore entre autre la défense immunitaire humorale chez les personnes âgées après une vaccination contre la grippe (Mocchegiani et al., 2008). Une carence en zinc et sélénium a des répercussions négatives sur une réponse immunitaire efficace à des infections virales (pour le zinc : Mocchegiani et al., 1999 ; pour le sélénium : Beck et al., 2007).

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    C’est surtout chez les personnes âgées que cette carence semble être fréquente (environ 50%), les deux oligoéléments sont essentiels pour le nombre et le fonctionnement des cellules tueuses naturelles qui jouent un rôle central dans la défense contre les cellules cancéreuses et les cellules infectées par des virus (Ravaglia et al., 2000).

    Le zinc est un composant essentiel pour plus de 300 enzymes et soutient le système immunitaire humoral et cellulaire dans sa lutte contre les virus et les bactéries.

    Le zinc atténue et raccourcit nettement les douleurs des refroidissements, comme le montrent des études (par ex. Hulisz, 2003 ; Prasad et al., 2000). Le zinc fait partie des substances actives « critiques », c’est-a-dire qu’il existe dans le monde entier, et particulièrement dans les pays industrialisés, un déficit qui concerne au moins le tiers de la population. Des groupes à risques particuliers, avant tout les enfants, les personnes âgées ou malades et les diabétiques souffrent souvent des conséquences d’un manque de zinc, comme par exemples, défenses immunitaires faibles, rhumes fréquents, épuisement,…

    Au cours de la vieillesse, on observe souvent un manque latent de zinc et une inflammation grimpante ce qui diminue la performance immunitaire et entraîne plus d’infections et de maladies auto-immunes.

    Le zinc soutient l’équilibre des cellules aidantes TH-1 et TH-2 et atténue une avalanche de cytokines libérées lors des infections. Car une supplémentation modérée en zinc fait baisser la libération exagérée de cytokines. Contrairement aux inhibiteurs d’inflammation classiques, le zinc ne réprime pas le système immunitaire, mais améliore sa réaction lors de maladies infectieuses (Kahmann et al., 2008). Une carence en zinc entraîne donc un dysfonctionnement des défenses immunitaires humorales et cellulaires et augmente le manque de résistance aux infections.

    Une supplémentation en zinc diminue la fréquence des infections virales et des dommages cellulaires à la suite de stress oxydant (Tuerk et al., 2009).

    C’est surtout en hiver et lors d’un risque accru d’infection qu’il est judicieux de compléter les réserves de zinc du corps en en donnant 10 a 15 mg par jour. Toutefois un apport en zinc n’est la plupart du temps pas nécessaire pendant toute l’année et ne devrait pas être exagéré.

    Le sélénium est un oligoélément vital et indispensable au bon fonctionnement du système immunitaire (Arthur et al., 2003).

    En tant que partie de l’enzyme peroxydase du glutathion, il protège par exemple les granulocytes, les neutrophiles (phagocytes) contre les radicaux libres qu’ils produisent eux-mêmes pour tuer les agents pathogènes – ce n’est qu’ainsi que les cellules immunitaires peuvent rester en état de fonctionner.

    Il a des effets qui stimulent la défense et inhibent virus et cancers.

    Dans le cas de carences en sélénium, le manque de résistance aux infections est plus grand, les évolutions de la maladie plus graves et le génome viral mute vers une virulence accrue (Louria, 2007 ; Beck, 2007 ; Jaspers et al., 2007). Il est frappant que le virus très agressif de la grippe aviaire ait pu se répandre surtout dans des régions où régnait un manque de sélénium. Parmi celles-ci, on trouve surtout l’Europe, les USA, le Canada, l’Asie (surtout la Chine) et l’Asie du sud-est. Vraisemblablement le sélénium peut même aider à empêcher qu’une souche de virus Influenza ne change son génome vers plus d’agressivité, comme c’est nécessaire pour une pandémie avec un taux élevé de mortalité.

    Le sport

    Sachez qu’il est important aussi de faire de l’exercice pour stimuler le système immunitaire !

    Les probiotiques libérés en l’intestin

    Il a été montré que certaines souches de probiotiques peuvent adhérer à la muqueuse intestinale et stimuler ainsi les cellules phagocytaires (Schiffrin, Brassart et al. 1997). De nombreuses recherches ont révélé que les bactéries actives et les dérivés qu’elles libérent dans les voies intestinales  sont des antibiotiques naturels.
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    Chez des souris nourries quotidiennement avec minimum 1 milliard de Lactobacillus rhamnosus, Lactobacillus acidophilus et Bifidobacterium lactis, une augmentation de la fonction phagocytaire dans le sang périphérique est devenue significative après 10 jours, et a été maintenue à un niveau semblable pendant toute la période d’alimentation (Gill, Rutherfurd et al. 2000).

    La grenade fermentée

    Les polyphénols de grenade renforcent les systèmes de protection antioxydants endogènes. Ils augmentent nettement la concentration en L-Glutathion réduit, l’antioxydant endogène le plus important de la cellule. Ceci est extrêmement important pour une bonne défense immunitaire.

    On a montré dans des études cliniques que les polyphénols de grenade augmentent nettement la concentration GSH intracellulaire pour les macrophages (71% d’augmentation de GSH pour les diabétiques ; Rosenblat et al., 2006) dans les plaques d’artériosclérose (250% d’augmentation de GSH dans la carotide ; Aviram, 2004).
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    Le germe de blé fermenté

    Le germe, la plus petite partie du blé (3% du grain de blé), mais très riche en nutriments tels que les vit A, C, E et Zn,  joue des rôles très importants dans nos défenses immunitaires. Récemment, 2 scientifiques hongrois ont mis en évidence les propriétés immunostimulantes d’un germe de blé particulier : un germe de blé fermenté ! Ce germe de blé fermenté permet notamment de ralentir l’évolution des cancers en stimulant le système immunitaire.
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    Une expérience très impressionnante (Hidvégi, 1999a et b) a permis de montrer que le germe de blé fermenté permet de stimuler le système immunitaire :

    On a greffé à des souris de la peau d’homme. Leur système immunitaire a rapidement détruit ce corps étranger (en 20 jours). Par contre, des souris sans thymus (un organe qui fabrique les cellules du système immunitaire) ont mis 2 fois plus de temps (50 jours) pour rejeter la greffe. La consommation quotidienne de germe de blé fermenté chez ces souris sans thymus a permis d’accélérer le rejet de la greffe (30 jours). Les souris sans thymus qui consommaient du germe de blé fermenté rejetaient la greffe aussi rapidement que les souris avec thymus et beaucoup plus rapidement que celles sans thymus.

    Cette expérience a permis de démontrer la puissante activité restauratrice du système immunitaire accomplie par le germe de blé fermenté (Hidvégi, 1999a et b). 

    Cette activité stimulatrice du germe de blé fermenté permet d’expliquer les résultats de l’une des plus belles études cliniques réalisées sur le germe de blé fermenté. Cette étude a été réalisée sur des enfants atteints de cancers. La plupart des cancers chez les enfants nécessitent de nombreuses séances de chimiothérapies. Pendant ces traitements, leur système de défense diminue,  ils deviennent extrêmement vulnérables aux infections, ils ont de la fièvre et cela peut même provoquer la mort.

    Cette étude a montré que les enfants qui prenaient du germe de blé fermenté pendant la chimiothérapie, avaient 2 fois moins d’infections que le groupe qui ne consommait pas de germe de blé fermenté. Ces enfants étaient 2 fois plus résistants aux infections que ceux qui ne prenaient pas de germe de blé fermenté. En plus, le groupe germe de blé fermenté a pu réaliser plus de cycles de chimiothérapies, ce qui permet d’accroître les chances de survie de ces enfants (Garami, 2004).

    C’est pourquoi il est fortement recommandé de consommer du germe de blé fermenté lors d’un diagnostique d’un cancer, dès le premier jour et en accompagnement du traitement de radiothérapie, chimiothérapie ou chirurgie. Ce germe de blé fermenté permet d’améliorer l’efficacité des thérapies conventionnelles tout en diminuant leurs effets secondaires. 

    Deux mécanismes d’action permettent d’expliquer cette activité immunostimulante et anticancer du germe de blé fermenté. D’une part, il permet d’informer de la présence de cellules tumorales (Fajka-Boja, 2002). Nos systèmes de défenses doivent être capable de faire la différence entre le soi et le non soi (bactérie, tumeur). Parmi notre armée se trouvent des soldats appelés les cellules Natural Killer (cellules tueuses naturelles), elles circulent partout dans notre organisme pour effectuer des « contrôles d’identité ». Quand elles rencontrent une cellule normale, elles ne font rien car elles reconnaissent à sa surface le CMH-1, la carte d’identité de nos cellules du soi. Par contre, quand elles rencontrent un individu ennemi (une tumeur) sans carte d’identité, elles la tue. Le problème, c’est qu’une tumeur peut se procurer une carte d’identité CMH-1 afin d’échapper à sa destruction. La tumeur croit et peut former des métastases. Le germe de blé fermenté permet de retirer la fausse carte d’identité des cellules tumorales et permet ainsi d’induire l’apoptose des cellules tumorales, c’est-à-dire la mort des cellules tumorales!

    D’autre part, les soldats Natural Killer de notre armée ont parfois besoin d’une lampe de poche pour les guider dans les zones plus profondes des tissus tumoraux. Ces lampes torches sont appelées ICAM-1. En leur présence, nos soldats trouvent le chemin pour tuer les tumeurs. Encore une fois, les cellules tumorales humaines se défendent en éteignant ces lampes ICAM-1. Ainsi, elles empêchent l’infiltration des soldats du système immunitaire vers le site tumorale et évitent leur destruction. Les études ont montré que le germe de blé fermenté permet d’augmenter l’ICAM-1 à proximité des cellules tumorales pour de nouveau permettre à nos soldats de tuer les tumeurs (Kenner, 2006 et Johanning, 2007).

    Nombreuses études ont montré que le germe de blé fermenté déjoue les mécanismes de défense des cellules tumorales. Il détruit la carte d’identité CMH-1 qu’elles se procurent, il rallume la lampe torche ICAM-1 à proximité des tumeurs enfouies, il guide nos soldats, les Natural Killer pour induire l’apoptose, la mort des cellules tumorales.

    Les ennemis de nos systèmes de défense

    Le sucre

    En plus de perturber la flore intestinale et ainsi empêcher la production adéquate d’immunoglobulines, le sucre fait chuter de façon dramatique le pouvoir phagocytaire de l’organisme. Il diminue aussi l’efficacité des globules blancs, et ce, plusieurs heures après son ingestion.

    Le stress

    Confrontées à un stress, que ce soit le stress oxydant lié aux radicaux libres de l’alimentation ou le stress psychologique, nos défenses naturelles seraient de moins bonnes qualités, nous laissant plus vulnérables.

    Des expériences ont exposés des participants à une activité stressante (prononcer un discours devant une caméra et un public). La prise de sang témoigne d’une réponse plus faible du système immunitaire chez les personnes les plus stressées.

    Le stress influe sur le niveau d’hormones comme le cortisol qui, secrété en trop grande quantité, il diminue l’efficacité de notre système immunitaire. Enfin, le stress peut provoquer des comportements à risques, comme l’alcoolisme qui a des effets délétères sur nos défenses naturelles.

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