L’huile de Calanus, les oméga-3 de troisième génération - Medicatrix
Huile de Calanus

L’huile de Calanus, les oméga-3 de troisième génération

Sommaire :

    Vous connaissez les compléments alimentaires d’huile de poissons ? Peut-être les capsules d’huile de krill… Mais avez-vous déjà entendu parler de l’huile de Calanus ?

    Qu’est-ce que le Calanus ?

    Le Calanus finmarchicus est un petit crustacé, de la famille des copépodes. Il mesure 3 à 5 mm de long et a un cycle de vie d’un an. Faisant partie du zooplancton, c’est en fait la biomasse la plus importante dans l’océan Atlantic Nord et l’espèce animale la plus abondante sur la planète. Il est le « véritable moteur » de l’écosystème marin norvégien !

    De l’huile de Calanus ?

    A partir de ce petit crustacé est produite une huile à destination de la santé humaine et animale. Calanus AS (Norvège) est la seule entreprise à récolter et transformer le Calanus. Si vous n’en avez pas encore entendu parler c’est qu’il s’agit d’un novel food (aliment ou ingrédient alimentaire non consommé dans la Communauté européenne avant 1997) [1]. Ce produit, qui a le statut de complément alimentaire, est vraiment tout récent.

    Sécurité

    L’huile de Calanus est un produit sûr pour plusieurs raisons :

    • Le Calanus est principalement végétarien car il se nourrit de phytoplancton, c’est-à-dire de micro-algues. Se trouvant en début de chaîne alimentaire marine il évite donc les polluants. Le produit fini n’est donc pas contaminé.
    • La matière première est congelée immédiatement à bord pour assurer la fraîcheur.
    • Aucun solvant n’est utilisé pour extraire l’huile.

    On pourrait néanmoins se poser la question de la sécurité pour l’alimentation humaine car l’huile de Calanus est un novel food… Une première étude a été réalisée en 2010 pour vérifier la tolérance [2]. Plus tard, en 2016, un essai clinique contrôlé randomisé en double aveugle (le « Gold Standard » pour les études) a été complété à l’hôpital universitaire de Tromsø en Norvège dans le but de soumettre toute une série d’évaluations, notamment : signes vitaux, évaluations hématologiques, et notification des effets indésirables [3]. Ces études ont révélé que l’huile de C. finmarchicus peut être considérée comme parfaitement sûre pour la consommation humaine.

    Ecologie

    Ressource :

    Considérée comme l’espèce la plus abondante sur la planète, la biomasse représentée par Calanus finmarchicus et les espèces étroitement apparentées s’élève entre 200 à 400 millions de tonnes dans les mers nordiques !

    La société Calanus AS a montré qu’une exploitation commerciale durable de cette énorme ressource biologique est réalisable grâce à une technologie exclusive qu’elle a mise en place. En se basant sur des données empiriques développées par Calanus AS et sur l’avis de scientifiques de l’Institut norvégien de la recherche marine, la Direction des Pêches propose une récolte commerciale à grande échelle avec une approche de précaution. Le quota initialement suggéré de 165 000 tonnes était considéré par la société comme suffisant pour l’avenir, mais il ne représentait que 10% de ce qui était recommandé comme niveau de précaution fixé par l’Institute of Marine Research. Finalement la décision finale a été d’augmenter ce quota à 254 000 tonnes. Par ailleurs la récolte de Calanus finmarchicus dans une zone donnée peut entraîner une croissance compensatoire, en raison de meilleures conditions d’alimentation et de la disponibilité de phytoplancton pour le stock restant de copépodes.

    Energie :

    Le Calanus est la principale source de nourriture pour la plupart des stocks de poisson exploités de l’Atlantique Nord. Il est généralement admis que seulement 10 à 15% de l’énergie est incorporée sous forme de biomasse allant d’un niveau trophique à l’autre dans l’écosystème marin. La biomasse la plus élevée se trouve à la base de la chaîne alimentaire et l’utilisation de ressources telles que le zooplancton est donc écologiquement viable et souhaitable sur le plan bioéconomique. En termes plus simples, plus nous consommons des éléments en bas de la chaîne alimentaire, meilleure c’est sur le plan écologique.

    Il y a un facteur 10 000 entre le zooplancton et les humains dans la chaîne alimentaire !

    zooplancton - humain : chaine alimentaire

    Par ailleurs la récolte se fait à vitesse réduite. Elle ne requiert qu’un tiers de l’énergie nécessaire au chalutage traditionnel du poisson.

    La société Calanus AS opte pour une pêche raisonnée et durable confirmée par le certificat ISO 26000 (norme qui définit l’organisation des sociétés pour contribuer au développement durable).

    Au total la firme norvégienne procède à une récolte et un bio-traitement durable de l’espèce.

    Sa couleur rouge rubis

    A l’instar du krill (une autre espèce du zooplancton) le Calanus contient de l’astaxanthine, un pigment de la famille des caroténoïdes. C’est lui qui donne la couleur rose aux crevettes et aux flamands roses par exemple. L’astaxanthine est à l’origine du rouge rubis spécifique à l’huile de Calanus. C’est un excellent antioxydant qui pourrait être utile pour traiter de nombreux problèmes de santé chez l’homme [4]. Il agirait comme neuro-protecteur de concert avec les oméga-3 EPA et DHA [5]. Elle est présente à hauteur de 0,1%, soit 1mg pour 1000mg d’huile de Calanus (2 capsules).

    Sa structure biochimique si spéciale

    On trouve les oméga-3 sous forme de triglycérides dans l’huile de poisson et de phospholipides dans l’huile de krill. Pour notre cher copépode c’est tout à fait différent. En effet, la majorité des lipides du Calanus se trouvent sous forme d’esters de cire [6]. Cette « cire » est la même structure biochimique que ce que l’on retrouve dans le règne végétal avec le jojoba : les acides gras sont estérifiés (attachés) à des alcools gras. Ce sont les esters de cire qui donnent des propriétés si spéciales à l’huile de Calanus, ce que nous verrons plus loin.

    Ses acides gras

    Comme l’ensemble des lipides marins, l’huile de Calanus contient des oméga-3 EPA et DHA. Ces acides gras sont connus pour leur effets bénéfiques sur la santé cardiovasculaire, le cerveau, les yeux…. Ils sont aussi une aide précieuse pour combattre l’inflammation.

    Un autre oméga-3 est présent : le SDA, ou acide stéaridonique. C’est un acide gras que l’organisme peut transformer assez facilement en EPA [7], presque cinq fois plus qu’à partir des oméga-3 présents dans les végétaux [8]. Il est donc plus efficace que les oméga-3 du lin ou du colza pour améliorer nos taux d’oméga-3 longue chaîne, les formes biologiquement actives, que sont l’EPA et le DHA.

    Enfin on retrouve aussi d’autres lipides atypiques : des mono-insaturés à longue chaîne. Les alcools gras qui forment les esters de cire, ce sont eux : l’acide gondoïque, un oméga-9, et l’acide cétoléique, un oméga-11 (oui, vous ne pensiez pas qu’il existaient des oméga avec un chiffre aussi grand !). Ils seraient particulièrement protecteurs sur le plan métabolique. Les études sur la souris montrent qu’ils pourraient avoir des effets anti-inflammatoires, qu’ils amélioreraient la résistance à l’insuline, diminueraient la taille des adipocytes, abaisseraient le cholestérol total et le LDL, et réduiraient les lésions d’athérosclérose. Chez l’humain les études montrent qu’ils pourraient agir à minima comme l’acide oléique (oméga-9 particulièrement présent dans l’huile d’olive par exemple) en abaissant le cholestérol total et le LDL, sans affecter le HDL [9].

    Biodisponibilité

    Jusqu’à présent les scientifiques pensaient que les humains ne pouvaient pas digérer les esters de cire, mais une étude sur l’huile de Calanus est venue démontrer le contraire [10]. Cette dernière a comparé la cinétique d’absorption de l’EPA et du DHA esters de cire, versus les mêmes oméga-3, mais sous forme d’esters éthyliques (une forme médicamenteuse d’oméga-3, Lovaza® plus connu maintenant sous le nom d’Omacor®). Les résultats ont été stupéfiants ! Alors que le groupe esters de cire consommait 2x moins de ce composant comparé au groupe esters éthyliques, il n’y a pas eu de différence notable dans les taux sanguins en oméga-3 !! Non seulement la biodisponibilité des esters de cire est bonne, mais elle semble nettement supérieure à celle des oméga-3 ethyl esters…

    Le récepteur GPR120 : le secret de l’huile de Calanus

    La biodisponibilité des oméga-3 sous forme d’esters de cire est finalement bonne, mais en réalité elle est différente des autres oméga-3 (triglycérides, esters éthyliques et phospholipides).

    On pense que les esters de cire sont digérés plus doucement et que la libération des composants biologiquement actifs se produit principalement dans une partie éloignée de l’intestin grêle (fin de l’iléon, juste avant le côlon) [11].

    Or il a été démontré que lorsque l’EPA et le DHA sont délivrés directement dans le côlon (étude sur l’animal), et non pas dans l’estomac ou le jéjunum proximal (début du deuxième fragment du grêle), la glycémie chute ! [12]

    Ceci interviendrait grâce à une hormone intestinale, le GLP-1. Sécrétée par les cellules L de l’iléon en réponse à un repas, le GLP-1 entraîne une sécrétion d’insuline et une baisse de la faim. Or les cellules L productrices de GLP-1 ont été localisées dans l’intestin distal (iléon et côlon), dans lesquels il existe un récepteur sensible aux oméga-3, nommé GPR120 !

    Aucun oméga-3 ne peut normalement venir se lier aux récepteurs GPR120… Mais ceux du Calanus le peuvent… C’est là le véritable secret de l’huile de Calanus ! Les effets santé spectaculaires qui en découlent sont principalement liés à cette particularité.

    récepteurs GPR120

    Les récepteurs GPR120 se situent sur la fin de la dernière partie du grêle (iléon) et le côlon.

    Huile de calanus et ses effets sur la santé

    Grâce à sa digestion retardée, l’huile de Calanus libère ses oméga-3 sur la partie la plus éloignée de l’intestin grêle, qui se lient aux récepteurs GPR120. Cela active la lipolyse (mobilisation et combustion des graisses), fait chuter la glycémie, et procure encore bien d’autres actions bienfaisantes pour l’organisme :

    • Effets anti-obésité démontrés dans trois études [13, 14, 15].
    • Antidiabétique [13, 16].
    • Pourrait permettre de traiter l’hypertension [17].
    • Pourrait diminuer l’athérosclérose [18].
    • Diminuerait fortement la quantité de graisses dans le foie, et serait donc un traitement intéressant dans la stéatose hépatique [13, 14].
    • Action anti-inflammatoire : baisse de l’infiltration de macrophages de plus de 70%, accompagnée d’une expression réduite de l’ARNm de cytokines pro-inflammatoires TNF-α, IL-6 [13].
    • Améliorerait la capacité aérobie [14], probablement grâce à l’astaxanthine. Nombreux sont les cas de réduction de la fatigue avec la prise d’huile de Calanus…

    Conclusion

    L’huile de Calanus est un produit nouveau mais surtout révolutionnaire ! En effet elle pourra être utilisée comme outil de prévention et même thérapeutique pour traiter un large éventail de maladies métaboliques. Selon Calanus AS on peut littéralement parler d’oméga-3 de troisième génération ! (Après les huiles de poissons et celles de krill). Enfin, l’huile de Calanus est reconnue comme un véritable ingrédient du futur par GOED (The Global Organization for EPA & DHA Omega-3s).

    Plus de détails dans mon livre « L’huile de Calanus, une forme innovante d’oméga-3 » aux éditions Marco Pietteur (Medicatrix).

    Références

    1. Application for the Approval of Calanus® Oil as an Ingredient for Use in Food Supplements. Regulation (EC) No 258/97 of the European Parliament and of the Council of 27th January 1997 Concerning Novel Foods and Novel Food Ingredients. November 10, 2011.
    2. Jorde R. Safety and tolerability of oil from Calanus finmarchicus in human subjects [study report]. Submitted to Calanus AS, Tromsø, Norway by Professor Terje Larsen: University of Tromsø, Faculty of Biomedicine, Tromsø, Norway; 2010.
    3. Tande KS, Vo TD, Lynch BS. Clinical safety evaluation of marine oil derived from Calanus finmarchicus. Regul Toxicol Pharmacol. 2016 Oct;80:25-31.
    4. Fakhri S, Abbaszadeh F, Dargahi L, Jorjani M. Astaxanthin: A mechanistic review on its biological activities and health benefits. Pharmacol Res. 2018 Oct;136:1-20.
    5. Barros MP, Poppe SC, Bondan EF. Neuroprotective properties of the marine carotenoid astaxanthin and omega-3 fatty acids, and perspectives for the natural combination of both in krill oil. Nutrients. 2014 Mar 24;6(3):1293-317.
    6. Jensen S, Ragnarsdottir O, Johannsson R. Oil from Calanus finmarchicus—Composition and Possible Use: A Review. Journal of Aquatic Food Product Technology. 2013; 28(1):74-83.
    7. Whelan J. Dietary stearidonic acid is a long chain (n-3) polyunsaturated fatty acid with potential health benefits. J Nutr. 2009 Jan;139(1):5-10.
    8. James MJ, Ursin VM, Cleland LG. Metabolism of stearidonic acid in human subjects: comparison with the metabolism of other n-3 fatty acids. Am J Clin Nutr. 2003 May;77(5):1140-5.
    9. Yang ZH, Emma-Okon B, Remaley AT. Dietary marine-derived long-chain monounsaturated fatty acids and cardiovascular disease risk: a mini review. Lipids Health Dis. 2016; 15: 201.
    10. Cook CM, Larsen TS, Derrig LD, Kelly KM, Tande KS. Absorption of Eicosapentaenoic acid (EPA) and Docosahexaenoic acid (DHA) in Wax-Ester Rich Oil from the Marine Crustacean, Calanus finmarchicus, in Healthy Men and Women. The FASEB Journal 2016 30:1 supplement, 684.5-684.5.
    11. Verschuren PM, Nugteren DH. Evaluation of jojoba oil as a low-energy fat. 2. Intestinal transit time, stomach emptying and digestibility in short-term feeding studies in rats. Food Chem Toxicol. 1989 Jan;27(1):45-8.
    12. Morishita M, Tanaka T, Shida T, Takayama K. Usefulness of colon targeted DHA and EPA as novel diabetes medications that promote intrinsic GLP-1 secretion. J Control Release. 2008;132:99–104.
    13. Höper AC, Salma W, Khalid AM, Hafstad AD, Sollie SJ, Raa J, Larsen TS, Aasum E. Oil from the marine zooplankton Calanus finmarchicus improves the cardiometabolic phenotype of diet-induced obese mice. Br J Nutr. 2013 Dec;110(12):2186-93.
    14. Höper AC, Salma W, Sollie SJ, Hafstad AD, Lund J, Khalid AM, Raa J, Aasum E, Larsen TS. Wax esters from the marine copepod Calanus finmarchicus reduce diet-induced obesity and obesity-related metabolic disorders in mice. J Nutr. 2014 Feb;144(2):164-9.
    15. Pedersen AM, Salma W, Höper AC, Larsen TS, Olsen RL. Lipid profile of mice fed a highfat diet supplemented with a wax esterrich marine oil. EUr J Lipid Sci Technol. 2014, 116:1718-26.
    16. Calanus oil improves insulin sensitivity in ederly women – Promissing results of a newly finished intervention study : https://www.calanus.no/research-and-development/calanus-oil/calanus-oil-improves-insulin-sensitivity-in-elderly-women-promising-results-of-a-newly-finished-intervention-study
    17. Salma W, Franekova V, Lund T, Höper A, Ludvigsen S, Lund J, Aasum E, Ytrehus K, Belke DD, Larsen TS. Dietary Calanus oil antagonizes angiotensin II-induced hypertension and tissue wasting in diet-induced obese mice. Prostaglandins Leukot Essent Fatty Acids. 2016 May;108:13-21.
    18. Eilertsen KE, Mæhre HK, Jensen IJ, Devold H, Olsen JO, Lie RK, Brox J, Berg V, Elvevoll EO, Osterud B. A wax ester and astaxanthin-rich extract from the marine copepod Calanus finmarchicus attenuates atherogenesis in female apolipoprotein E-deficient mice. J Nutr. 2012 Mar;142(3):508-12.

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