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Attaque en justice contre le sabotage des tests abeilles !

L'apiculture écologique de A à Z
L’apiculture écologique de A à Z
816 pages quadris, couverture cartonnée
https://www.editionsmarcopietteur.com/resurgence/151-l-apiculture-ecologique-de-a-a-z–9782874341793.html

Source : Pollinis

Chère amie, cher ami,

Nous sommes dans la dernière ligne droite d’un recours en justice contre la Commission européenne, à propos des tests obligatoires qui doivent mesurer les effets des pesticides sur les abeilles avant d’autoriser leur mise sur le marché…

… pour exiger que la lumière soit faite sur les processus obscurs qui ont permis à l’industrie de bloquer la mise en place de tests plus protecteurs, qui auraient pu épargner, depuis des années déjà, des millions d’abeilles et de pollinisateurs sauvages…

…et pour pouvoir tester réellement l’effet des pesticides sur les pollinisateurs – et retirer tous les tueurs d’abeilles du marché.

Nous avons besoin d’un élan de soutien massif pour nous permettre d’aller jusqu’au bout de cette procédure longue et coûteuse, mais indispensable pour empêcher les firmes de faire impunément la loi au détriment des pollinisateurs et de la nature !

Si vous le pouvez, SVP cliquez ici pour nous aider.

Alors que chaque année, des millions d’abeilles domestiques et sauvages, de bourdons, de syrphes et de bombyles, succombent sous l’effet de pesticides toxiques utilisés massivement dans les champs…

… que les scientifiques du monde entier alertent sur l’extinction de ces pollinisateurs essentiels à la production alimentaire, et sur les conséquences dramatiques pour notre nourriture quotidienne et notre santé…

… il est toujours possible, aujourd’hui, en Europe, pour une firme de commercialiser un pesticide nocif pour les abeilles et les pollinisateurs sauvages !

Il ne s’agit pas ici de vente illégale ou déguisée, mais bien de la mise sur le marché d’une substance qui aurait passé les tests réglementaires, et obtenu le feu vert des autorités sanitaires pour être utilisée par les agriculteurs de toute l’Union européenne, et dispersée massivement dans les champs et l’environnement – en dépit de sa toxicité pour les abeilles et les pollinisateurs !

Comment est-ce possible ?

Les tests obligatoires prévus par la loi européenne pour évaluer la dangerosité d’un pesticide sur les abeilles et les pollinisateurs ne sont tout simplement pas adaptés au mode d’action de plus en plus sophistiqué des pesticides actuels.

La raison pour laquelle les pesticides néonicotinoïdes ont été autorisés et maintenus pendant plus de 20 ans sur le marché en dépit de leurs effets délétères, même à faible dose, sur le comportement alimentaire des abeilles (1) et des bourdons (2), sur leur activité de butinage (3), sur leur capacité à communiquer entre eux (4), sur le fonctionnement de leurs facultés sensorielles olfactives (5) ou visuelles (6), sur leur aptitude à voler (7), à apprendre et mémoriser (8), sur leur capacité à résister aux parasites (9) et sur l’affaiblissement de leur système immunitaire (10), sur la fécondité des reines (11), leur activité de reproduction (12) ou leur capacité à initier une nouvelle colonie (13), y compris chez les pollinisateurs sauvages (14); sur la mortalité des larves d’abeilles (15) et les modifications génétiques engendrées sur les couvains (16)…

… c’est tout simplement parce que certains tests-clefs, qui permettraient d’identifier ces effets, ou du moins d’avoir une vision plus réaliste de la nocivité d’une substance sur les abeilles et les pollinisateurs sauvages, ne font pas partie des tests obligatoires menés avant la commercialisation de nouveaux pesticides sur le marché européen !

Et s’il n’y avait pas eu une mobilisation conjointe des apiculteurs, des scientifiques et des citoyens comme vous et moi, ces poisons n’auraient jamais été retirés du marché…

Cette situation ubuesque, qui permet la commercialisation de substances tueuses d’abeilles et de pollinisateurs à l’heure où les scientifiques du monde entier alertent sur leur disparition et l’effondrement des chaînes alimentaires, aurait pu être stoppée il y a sept ans déjà.

Dès 2011, l’EFSA, l’Autorité européenne de sécurité des aliments, a mandaté un groupe d’experts de haut niveau, parmi les meilleurs spécialistes en Europe et dans le monde, pour étudier les failles des protocoles d’évaluation en vigueur et proposer de nouveaux tests et paramètres qui permettraient de mieux protéger les abeilles et tous les pollinisateurs en écartant du marché les pesticides les plus dangereux (17).

Les experts ont fait un travail remarquable, et rendu une série de recommandations fournissant la base des nouvelles lignes directrices pour l’évaluation du risque des pesticides pour les abeilles (Bee Guidance Document), publiées par l’EFSA en 2013…

Mais ces préconisations, pourtant salutaires, n’ont jamais été mises en application.

Les plus grandes industries de l’agrochimie, inquiètes des pertes de bénéfices que ces nouvelles réglementations pourraient engendrer, ont mobilisé toute la force et la puissance de leurs lobbys pour torpiller le texte, et affaiblir cette protection (19).

Selon leurs propres calculs, plus des deux tiers des pesticides actuellement utilisés dans les champs, et qui déciment probablement sans discernement des millions d’insectes auxiliaires de l’agriculture, ne passeraient pas ces nouveaux tests ! (20)

Elles sont alors intervenues au coeur même des rouages institutionnels européens pour bloquer l’adoption de ces nouveaux « tests abeilles » :

Au sein d’un obscur comité nommé « SCoPAFF » – pour Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et de l’alimentation animale – présidé par la Commission européenne et où siègent des représentants des États membres qui prennent des décisions bien souvent sous l’influence d’experts ou de groupes d’experts (ces derniers étant majoritairement phagocytés par les représentants d’intérêts de l’industrie) (21)…

…les lobbys ont réussi à faire rejeter 30 fois de suite l’adoption des protocoles proposés par les scientifiques pour mieux protéger les abeilles et les pollinisateurs.

Impossible d’obtenir le compte-rendu des votes des États lors de ces réunions, ni de connaître les délibérations et échanges d’informations qui ont conduit à enterrer les préconisations des chercheurs :

À l’encontre des principes démocratiques les plus élémentaires, la Commission européenne refuse de dévoiler ces documents (22). Impossible, donc, de mettre les États membres face à leurs responsabilités, en dévoilant les pays qui ont voté contre les nouveaux tests abeilles.

Impossible aussi, d’apporter la preuve officielle de l’influence des lobbys agrochimiques, et de contester la légitimité de cette décision qui, prise en toute confidentialité, a scellé le sort de millions d’abeilles et de pollinisateurs sauvages.

Pourtant, des documents fuités que notre association s’est procurés, qui montrent de façon apparente les corrections apportées aux recommandations des scientifiques par les services mêmes de la Commission européenne, sont sans équivoque :

  • tous les tests problématiques pour l’industrie agrochimique (notamment les tests de toxicité chronique et larvaire) y ont été supprimés ;
  • et une révision des lignes directrices de 2013 est mise en route, centrée sur les points contestés par l’industrie et certains États membres… (23)

C’est cette version, estampillée « de compromis » par la Commission européenne alors qu’elle ne sert que les intérêts de l’industrie, que le SCoPAFF a adoubée en juillet 2018 (24)…

Par un habile lobbying au sein des arcanes décisionnelles de l’UE, où ni les journalistes ni les citoyens n’ont droit de regard, l’industrie est en train de réussir un coup de maître : saboter définitivement les tests abeilles proposés par les scientifiques en 2013, en affaiblissant leur portée, ce qui lui permettra de commercialiser sans entrave de nouveaux tueurs d’abeilles en Europe, pendant de longues années encore… (25)

Tant que nous ne nous attaquerons pas au manque de transparence de ce petit bastion autocratique, niché au coeur des institutions européennes, où des décisions d’une importance parfois capitale peuvent être prises à l’encontre de l’intérêt général, par une poignée de représentants inconnus du grand public, qui n’ont de comptes à rendre à personne…

… ce terrain de jeu privilégié des lobbys (26), où ils peuvent tranquillement imposer leurs désidératas, comme ils l’ont fait par le passé sur les additifs alimentaires, les boissons sucrées et les perturbateurs endocriniens (27), et sont en train de le faire aujourd’hui avec les pesticides…

… alors les citoyens auront beau se démener, alerter, se mobiliser, faire intervenir leurs députés… l’industrie aura toujours le dernier mot.

C’est pour abattre ces murailles juridiques qui permettent aux lobbys d’imposer leur loi en Europe, que nous avons décidé d’attaquer en justice.

Et nous sollicitons l’appui et l’engagement de tous les citoyens qui voudront bien nous suivre dans ces démarches indispensables pour rétablir notre droit à l’information sur les décisions cruciales qui concernent notre environnement, notre alimentation et notre santé.

Depuis maintenant deux ans, c’est un véritable bras de fer judiciaire qui s’est enclenché entre notre association et la Commission européenne, qui refuse tenacement toute transparence concernant les décisions scandaleuses du SCoPAFF.

Après avoir renouvelé notre demande à plusieurs reprises, sans résultat…

… et en dépit de l’appui de la Médiatrice européenne à notre démarche, épinglant durement la Commission européenne pour « mauvaise administration »… (28)

… les fonctionnaires de la Commission refusent toujours de livrer les votes des États membres et les échanges de mails qui ont conduit au rejet des tests abeilles depuis 2013, et à leur refonte actuelle en faveur de l’industrie.

Ils espèrent nous voir lâcher prise : nous allons leur montrer que nous nous battrons jusqu’au bout, pour empêcher l’industrie de faire impunément la loi en Europe.

Nous portons désormais l’affaire devant le Tribunal de l’Union européenne. (29)

Et nous appelons en renfort toutes les personnes qui, comme nous, sont indignées par ce dévoiement inadmissible de nos institutions démocratiques au profit d’intérêts privés – dont les abeilles et la biodiversité sont les premières victimes : si vous le pouvez, faites un don à POLLINIS pour nous aider à financer cette action en justice.

► JE FAIS UN DON

Il n’est pas normal que des décisions qui scellent le sort des abeilles et de tous les pollinisateurs et mettent en péril notre survie alimentaire puissent être volontairement dérobées à la vue des citoyens, sans qu’aucun recours administratif ne puisse réellement forcer les institutions responsables à rendre des comptes !

Ce procès devant le Tribunal de l’Union européenne est une première étape pour ébranler ce système inique et dangereux, qui permet à l’industrie et ses lobbyistes professionnels de prendre systématiquement le pas sur des décisions démocratiques ou politiques.

Nos armes sont affûtées, et nous sommes prêts à nous lancer à corps perdu dans l’affrontement : grâce au soutien des donateurs de l’association, nous avons une équipe experte et bien formée, et nous travaillons avec le cabinet d’avocats reconnu de Me Corinne Lepage, qui a déjà obtenu de belles victoires et fait plier les administrations les plus intraitables (30).

Nous avons le soutien de la Médiatrice européenne, et le droit pour nous : la bataille est bien engagée !

Mais le temps presse : en face de nous, l’industrie accélère la cadence pour faire affaiblir le bon niveau de protection des pollinisateurs garanti par les lignes directrices de 2013. (31)

Nous ne pouvons pas espérer riposter efficacement sans un minimum de moyens. C’est pour cela que notre équipe vous sollicite aujourd’hui : pouvez-vous s’il vous plaît, par votre don, nous aider à financer les actions nécessaires pour empêcher les firmes d’imposer durablement leur loi – et leurs substances tueuses d’abeilles – dans toute l’Europe ?

► JE SOUTIENS POLLINIS

Nos priorités pour les mois qui viennent sont claires :

  • Aller jusqu’au bout de notre action en justice pour forcer la Commission européenne à dévoiler les documents et les votes qui ont conduit au rejet des « tests abeilles », pour pouvoir dénoncer publiquement, preuves à l’appui, la partialité du processus, et épingler les États membres qui ont donné leur voix à l’industrie plutôt qu’aux pollinisateurs ;
  • Freiner des quatre fers l’affaiblissement des lignes directrices de 2013 voulu par l’industrie pour continuer à vendre des tueurs d’abeilles, et siéger aux réunions d’experts pour y faire contrepoids à la puissance de leurs lobbys et court-circuiter leur emprise sur les décisions fondamentales pour les pollinisateurs et la biodiversité.

Une analyse menée par des chercheurs en Sciences politiques sur plus de 800 groupes d’experts participant au processus décisionnel européen, a montré que la participation à ces groupes de travail très fermés relevait principalement du budget de l’organisation ou entreprise qui vient y défendre ses intérêts, et de la puissance de son réseau. (32)

Ces dernières années, grâce au soutien sans faille des donateurs de POLLINIS, nous avons réussi à monter une équipe experte, capable de rivaliser en compétences scientifiques et juridiques, de déjouer les manœuvres des lobbys et de formuler des propositions concrètes et efficaces auprès des institutions :

Nous sommes désormais en mesure de décrypter les rapports scientifiques les plus pointus, de participer aux consultations publiques menées par les autorités sanitaires ou la Commission européenne et de siéger face à l’agrochimie dans les comités consultatifs de ces institutions.

La Cour des comptes européenne nous a sollicités pour son rapport sur le déclin des pollinisateurs, et nous faisons partie des membres de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Nos chiffres et arguments sont solides et étayés, et nous permettent de convaincre les députés européens et obtenir leur soutien, comme récemment sur les pesticides SDHI par exemple.

Nous sommes en quelque sorte devenus les lobbyistes des abeilles et de la biodiversité !

Mais il ne faut pas se faire d’illusions : en face de nous, des cabinets entiers de dizaines, de centaines de personnes expertes et bien formées sont consacrés à la défense des intérêts des industries agrochimiques auprès des institutions.

Des informations ont par exemple montré que la société Bayer avait déboursé pas moins de 14,5 millions d’euros en lobbying (33) pour tenter de blanchir le glyphosate :

imaginez les moyens mis en œuvre aujourd’hui par les firmes pour remporter cette manche décisive sur les tueurs d’abeilles, qui leur ouvrirait la voie vers une commercialisation facilitée de leurs produits les plus dangereux, sans que quiconque ait son mot à dire !

Il n’est évidemment pas question de chercher à atteindre ce genre de budget : ici, à l’association, chacun fait de son mieux avec le budget qui nous est accordé par les donateurs de l’association.

Nous avons fait le choix, depuis la création de POLLINIS, de refuser toute subvention de l’État, de grandes entreprises privées ou de syndicats : c’est ce qui permet aujourd’hui à notre association d’être 100 % indépendante, et de dénoncer sans détour les connivences inadmissibles entre les multinationales agrochimiques et les institutions démocratiques censées œuvrer pour l’intérêt général…

Cette indépendance, POLLINIS la doit au courage et à la générosité de ses membres donateurs : sans leur soutien de tous les instants, aucune de nos actions ne serait possible !

Notre équipe s’assure, par son travail rigoureux et sa gestion exemplaire, reconnue et certifiée par le Comité de la Charte Don en Confiance, que chaque contribution ait un maximum d’impact.

C’est pour cela qu’il n’y a pas de minimum de contribution : certains donateurs de l’association donnent 5 ou 10 euros par an, d’autres 1 euro par mois. D’autres peuvent donner 50 euros, 100 euros, 200 ou 500 euros : chacun participe à hauteur de ses moyens.

Il est évident que tout le monde n’est pas en mesure de se priver d’une partie de son argent pour aider une cause, et de nombreuses personnes comptent sur l’engagement des autres pour financer des combats qui leur tiennent à cœur.

Mais il faut savoir que sans le soutien, même minime, des personnes qui ont à cœur de protéger les abeilles et tous les pollinisateurs, et de sauvegarder le service essentiel de pollinisation que nous rendent ces petits insectes vulnérables…

… une association comme POLLINIS n’existerait pas.

Il n’y aurait pas de contre-expertise, pas de contre-information, pas de pétition à signer, pas de tribune pour s’exprimer, pas de garde-fou à la toute-puissance des lobbys en Europe, pas de procès pour obtenir justice… À la place, il y aurait un boulevard pour l’industrie et ses représentants, pour imposer leurs intérêts et leur quête permanente de profits au détriment des abeilles, de l’environnement et de l’intérêt général.

C’est pour cela qu’il est si important que chaque personne participe, à hauteur de ses moyens, pour aider les représentants de la société civile à mener le combat que chaque citoyen isolé ne pourrait mener seul !

POLLINIS ne peut compter que sur ses membres pour agir, c’est ce qui fait sa force, mais aussi sa vulnérabilité. C’est pour cela que nous nous permettons de vous demander, si c’est possible pour vous, de contribuer vous aussi au financement de l’attaque en justice que nous sommes en train de mener, et du travail indispensable de notre équipe pour tenir bon face aux lobbys à Bruxelles.

► JE FAIS UN DON

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Ensemble, empêchons les firmes de faire impunément la loi au détriment des abeilles et de la biodiversité !

Toute l’équipe ici espère pouvoir compter sur votre soutien et sur votre détermination pour mener jusqu’au bout cette bataille essentielle pour la protection des pollinisateurs et le maintien de l’équilibre naturel indispensable à la vie sur Terre.

Bien cordialement,

L’équipe POLLINIS

POUR SOUTENIR POLLINIS, CLIQUEZ ICI

Références :

  1. « Un pesticide courant (thiaméthoxame) diminue le succès de la recherche de nourriture et la survie des abeilles » Henry, Mickaël & Béguin, Maxime & Requier, Fabrice & Rollin, Orianne & Odoux, Jean-François & Aupinel, Pierrick & Aptel, Jean & Tchamitchian, Sylvie & Decourtye, Axel. (2012). A Common Pesticide Decreases Foraging Success and Survival in Honey Bees.Science (New York, N.Y.). 336. 348-50.
  2. « Des concentrations de néonicotinoïdes de 1 ppb, souvent signalées dans le nectar des plantes à proximité des terres agricoles, peuvent affecter le comportement alimentaire des bourdons » Lämsä J, Kuusela E, Tuomi J, Juntunen S, Watts PC. 2018 Low dose of neonicotinoid insecticide reduces foraging motivation of bumblebees. Proc. R. Soc. B 285: 20180506.
  3. « Le comportement de butinage des bourdons sur les fleurs peut être altéré par une exposition sublétale à des niveaux de pesticide communément retrouvés dans les champs. Cela a des implications pour le succès de butinage et la persistance de la colonie, mais peut-être encore plus important pour les interactions entre les plantes sauvages et les insectes qui visitent leurs fleurs, et la capacité des abeilles à rendre le service indispensable de pollinisation nécessaire au maintien des écosystèmes »Stanley, D.A., Russell, A.L., Morrison, S.J., Rogers, C. and Raine, N.E. (2016), Investigating the impacts of field‐realistic exposure to a neonicotinoid pesticide on bumblebee foraging, homing ability and colony growth. J Appl Ecol, 53: 1440-1449. doi:10.1111/1365-2664.12689
  4. « Un agoniste des récepteurs nicotiniques de l’acétylcholine affecte la réactivité au saccharose et impacte la danse des abeilles » Daren M. Eiri, James C. Nieh. A nicotinic acetylcholine receptor agonist affects honey bee sucrose responsiveness and decreases waggle dancing. Journal of Experimental Biology 2012 215: 2022-2029; doi: 10.1242/jeb.068718
  5. « Le comportement olfactif associatif des abeilles affaibli par la contamination par l’Imidaclopride au stade larvaire » Yang E-C, Chang H-C, Wu W-Y, Chen Y-W (2012) Impaired Olfactory Associative Behavior of Honeybee Workers Due to Contamination of Imidacloprid in the Larval Stage. PLos ONE 7(11): e49472. 
  6. « L’Imidaclopride affaiblit l’apprentissage olfactif chez les abeilles asiatiques (Apis cerana), explosées au stade larvaire ou adulte » Tan, K., Chen, W., Dong, S. et alA neonicotinoid impairs olfactory learning in Asian honey bees (Apis cerana) exposed as larvae or as adults. Sci Rep 5, 10989 (2015).
  7. « L’Imidaclopride endommage le développement du système nerveux pendant le stade larvaire des abeilles, dans les régions responsables de l’olfaction et de la vue » Peng, Y., Yang, E. Sublethal Dosage of Imidacloprid Reduces the Microglomerular Density of Honey Bee Mushroom Bodies. SciRep 6, 19298 (2016).« Un pesticide néonicotinoïde répandu, le thiaméthoxame, affecte la faculté des abeilles à voler » Tosi, S., Burgio, G. & Nieh, J.C. A common neonicotinoid pesticide, thiamethoxam, impairs honey bee flight ability. Sci Rep 7, 1201 (2017). 
  8. « L’exposition aux pesticides a un impact négatif significatif sur l’apprentissage et la mémoire des abeilles à des doses communément retrouvées sur le terrain » Siviter H, Koricheva J, Brown MJF, Leadbeater E. Quantifying the impact of pesticides on learning and memory in bees. J Appl Ecol. 2018;55(6):2812-2821. 
  9. « L’exposition à des doses sublétales de Fipronil et Thiaclopride augmente la mortalité des abeilles préalablement infectées par le parasite Nosema ceranae » Vidau, Cyril & Diogon, Marie & Tottey, Julie & Fontbonne, Régis & Viguès, Bernard & BRUNET, Jean-Luc & Texier, Catherine & Biron, David & Blot, Nicolas & El Alaoui, Hicham & Belzunces, Luc & Delbac, Frédéric. (2011). Exposure to sublethal doses of fipronil and thiacloprid highly increases mortality of honeybees previously infected by Nosema ceranae. PLOS ONE. 6. e21550. 10.1371
  10. « Les néonicotinoïdes Thiaclopride, Imidaclopride et Clothianidine affectent les compétences immunitaires des abeilles » Annely Brandt, Anna Gorenflo, Reinhold Siede, Marina Meixner, Ralph Büchler, The neonicotinoids thiacloprid, imidacloprid, and clothianidin affect the immunocompetence of honey bees (Apis mellifera L.), Journal of Insect Physiology, Volume 86, 2016, Pages 40-47, ISSN 0022-1910.
  11. « Les insecticides néonicotinoïdes peuvent servir de contraceptifs involontaires »Straub Lars, Villamar-Bouza Laura, Bruckner Selina, Chantawannakul Panuwan, Gauthier Laurent, Khongphinitbunjong Kitiphong, Retschnig Gina, Troxler Aline, Vidondo Beatriz, Neumann Peter and Williams Geoffrey R. 2016 Neonicotinoid insecticides can serve as inadvertent insect contraceptives Proc. R. Soc. B.28320160506 
  12. « Nous avons constaté que les reines présentaient une mortalité accrue et des niveaux d’activité considérablement réduits lorsqu’elles étaient exposées à l’imidaclopride, ainsi qu’un retard de nidification et une diminution du nombre de couvées dans le nid. »Leza M, Watrous KM, Bratu J, Woodard SH. Effects of neonicotinoid insecticide exposure and monofloral diet on nest-founding bumblebee queens. Proc Biol Sci. 2018;285(1880):20180761. 
  13. « Les reines fondatrices de colonie, un stade critique et vulnérable du cycle de vie des bourdons, sont moins enclines à initier une nouvelle colonie après avoir été exposées au thiaméthoxame » Baron GL, Jansen VAA, Brown MJF, Raine NE. Pesticide reduces bumblebee colony initiation and increases probability of population extinction. Nat Ecol Evol. 2017;1(9):1308-1316. 
  14. « le succès de reproduction est réduit chez les adultes, O. bicornis, exposés au nectar contenant une combinaison de thiaméthoxame (2,87 ppb) et de clothianidine (0,45 ppb). » Sandrock, C., Tanadini, L.G., Pettis, J.S., Biesmeijer, J.C., Potts, S.G. and Neumann, P. (2014), Sublethal neonicotinoid insecticide exposure reduces solitary bee reproductive success. Agr Forest Entomol, 16: 119-128. 
  15. « L’exposition du couvain aux résidus de pesticides induit des effets sublétaux comme le développement tardif des larves ou la réduction de l’espérance de vie des adultes »Wu JY, Anelli CM, Sheppard WS (2011) Sub-Lethal Effects of Pesticide Residues in Brood Comb on Worker Honey Bee (Apis mellifera) Development and Longevity. PLOS ONE 6(2): e14720.
  16. « Les pesticides et le parasite Varroa impactent l’expression génétique des larves » Aleš Gregorc, Jay D. Evans, Mike Scharf, James D. Ellis, Gene expression in honey bee (Apis mellifera) larvae exposed to pesticides and Varroa mites (Varroa destructor), Journal of Insect Physiology, Volume 58, Issue 8, 2012, Pages 1042-1049, ISSN 0022-1910, « L’exposition transitoire à des niveaux peu élevés d’insecticides affecte les réseaux métaboliques des larves d’abeilles » Derecka K, Blythe MJ, Malla S, Genereux DP, Guffanti A, et al. (2013) Transient Exposure to Low Levels of Insecticide Affects Metabolic Networks of Honeybee Larvae. PLOS ONE 8(7): e68191.
  17. EFSA Panel on Plant Protection Products and their Residues (PPR). (2012). Scientific Opinion on the science behind the development of a risk assessment of Plant Protection Products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees). EFSA Journal, 10(5), 2668.
  18. EFSA Guidance Document on the risk assessment of plant protection products on bees (Apis mellifera, Bombus spp. and solitary bees) EFSA Journal 2013;11(7):3295
  19. ÉVALUATION DES PESTICIDES ET RISQUES POUR LES POLLINISATEURS : PROCÉDURES OBSOLÈTES ET CONFLITS D’INTÉRÊTS. POLLINIS 05.2019
  20. Miles, M., Alix, A., Becker, R., Coulson, M., Dinter, A., Oger, L., … & Weyman, G. (2018). Improving pesticide regulation by use of impact analyses: a case study for bees. Conference paper. Hazards of pesticides to bees, 13th international symposium of the ICP-PR Bee protection group, October 2017, Valencia (Spain), Julius-Kühn-Archiv, (462), 86-90.
  21. Interview de Cécile Robert : « La comitologie pose un sérieux problème de démocratie » – POLLINIS 12.2020
  22. European Parliament (2015), Directorate General For Internal Policies – Policy Department D: Budgetary Affairs, Composition of the Commission’s expert groups and the status of the register of expert groups, authored by Blomeyer & Sanz, PE 552-301.
  23. TRANSPARENCE ET DÉMOCRATIE : POLLINIS DÉNONCE L’OBSTRUCTION DE LA COMMISSION EUROPÉENNE DANS L’AFFAIRE DES « TESTS ABEILLES » POLLINIS 11.2019
  24. PESTICIDES ET POLLINISATEURS : LA COMMISSION ET LES ÉTATS MEMBRES SONT-ILS EN TRAIN DE CÉDER AUX PRESSIONS DE L’AGROCHIMIE ? POLLINIS 09.2019
  25. The Revision of the EFSA BEE Guidance Document: A Perspective from Civil Society. POLLINIS, EFSA Roundtable with NGOs 26.05.2020
  26. TRIBUNE DE NICOLAS LAARMAN : « LES DESIDERATA DE L’AGROCHIMIE SONT SATISFAITS ». POLLINIS 11.2020
  27. Wetendorff Rikke, Nedergaard Peter and Blom-Hansen Jens (2014), « Lobbying in the EU Comitology System », Journal of European Integration, 36(5), p.491-507.
  28. Cécile Robert, Les usages politiques de l’expertise dans la comitologie, Mai 2019
  29. DÉCISION FINALE DE LA MÉDIATRICE EN FAVEUR DE POLLINIS ET POUR LA TRANSPARENCE. POLLINIS 12.2019
  30. COMMUNIQUÉ DE PRESSE EXTINCTION DES POLLINISATEURS : POLLINIS ATTAQUE EN JUSTICE LA COMMISSION EUROPÉENNE. POLLINIS 06.2020 
  31. Cabinet Huglo-Lepage, actualités RÉVISION DES LIGNES DIRECTRICES DE L’EFSA : TROIS NOTIONS CLÉS SOUS LE FEU DE L’AGROCHIMIE. POLLINIS 11.2020
  32. Chalmers A. W. (2013), « Getting a seat at the table: Capital, capture and expert groups in the European Union », West European Politics, 37(5), p. 976-992. “This article, using data on over 800 expert groups and nearly 3,000 interest organisations, argues that expert group membership is largely a function of superior resources, EU-level interests and existing institutionalised ties to decision-makers. Far from simply addressing the Commission’s need for expertise, expert group membership is more a story of capital and capture.”
  33. Lobbyist register to be tightened after Monsanto case – Nikolaj Nielsen, EUObserver 05.2020

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