Dans la noix de coco tout est bon ! (partie 2/2)

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La noix de coco et l'huile de coco

Dans la première partie, nous avons vu les richesses de la noix de coco, les différentes qualités et les bienfaits de l’huile de coco.

Le lait de coco

Incontournable de la cuisine asiatique, il est fabriqué à partir de noix de coco râpée, pressée et filtrée. Constitué de 73% d’eau, 6% de glucides et 2% de protéines, c’est une source assez importante de lipides (17-18%), avec les mêmes propriétés que l’huile de coco. Lait de coco

Attention cependant, les produits du commerce contiennent quasiment toujours des épaississants comme les carraghénanes (algue marine, E 407), qui ne sont finalement pas du tout anodins.
En effet, une quarantaine d’études sur l’animal ont montré que les carraghénanes créent des ulcères et des cancers [1]. En fait, les carraghénanes dépriment l’interféron gamma, cytokine cruciale dans le contrôle des infections et des cellules cancéreuses [2]. Des chercheurs pensent aussi que cet additif peut être un facteur dans d’autres pathologies, comme le syndrome métabolique, le diabète, etc. [3]. Au vu de ces informations, il serait sage de choisir un lait de coco sans aucun additif, comme celui de la marque AROY-D® (en épiceries asiatiques).

La poudre de noix de coco

Tout comme la chair fraîche de la noix de coco, la poudre contient une quantité importante de lipides (65%), et ce, toujours avec les fameux TCM. Elle est très riche en fibres (16%) et peut être une aide utile dans les préparations type pâtisseries sans gluten, en remplacement de la farine (ou d’une partie, associée à une farine sans gluten).

La farine de coco

Il s’agit en fait de poudre de coco déshuilée. Composée d’une quantité impressionnante de fibres (45%), de 60% de glucides et 18% de protides, elle remplace la farine dans un régime sans gluten. Le problème est que cette farine absorbe énormément l’eau et qu’elle empêche les préparations de lever. Il faut donc adapter les recettes en la mélangeant à d’autres farines, puis ajouter du liquide. On peut en fait l’utiliser dans le but d’augmenter les apports en fibres.

Le sucre de coco

Issu de la sève de fleur de coco, c’est certainement le meilleur sucre brut naturel. Son index glycémique n’est que de 35 alors que celui du sucre intégral de canne (sucre complet, Rapadura) se situe autour de 60. C’est une bonne source de potassium : 1300mg pour 100g. Son petit goût de caramel se marie très bien au café et aux différents desserts.

A noter que ce produit peut être considéré comme « raw food », ou produit cru, car il peut être séché à basse température après extraction de la sève (ex : marque Iswari®).

L’eau de coco

C’est l’eau que contient la noix de coco verte. Isotonique au plasma (même concentration en minéraux que le sang), c’est une excellente boisson de récupération après le sport et un bon régulateur de l’équilibre acido-basique, notamment pour sa teneur en potassium. Certains nutritionnistes pensent que c’est simplement une eau riche en potassium sans intérêt et hors de prix ; ce n’est pas mon avis.

Je pense que c’est vraiment un produit intéressant, et finalement le seul « jus de fruit » du commerce que je conseillerais. Reste son prix, très élevé (de 2 à 7€ le litre).

Conclusion

Dans la noix de coco tout peut servir. Les produits dérivés sont nombreux et très intéressants. Il faut cependant bien les choisir.


Références

  1. Grisanti R. Adangerous food additive to avoid, FMU. 
  2. Suzuki F, Maeda H, Pollard RB. Suppression of interferon gamma production un mice treated with carrageenan, Eur J Immunol 1986 Apr;16(4):375-80
  3. Bhattacharyya S et al. Exposure to the common food additive carrageenan leads to glucose intolerance, insulin resistance and inhibition of insulin signaling in HepG2 cells and C57BL/6J mice, Diabetologia 2012 Jan;55(1):194-203

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