Alimentation anti-endométriose : rencontre avec l’auteur, Fabien Piasco
L’alimentation anti-endométriose, par Fabien Piasco

[INTERVIEW] Alimentation anti-endométriose : rencontre avec l’auteur, Fabien Piasco

1 femme sur 10  est atteinte d’endométriose

Les symptômes de l’endométriose

Parfois silencieuse, sans douleur, les symptômes de l’endométriose peuvent aussi être très douloureux.

Des douleurs très fortes pendant les règles, “des douleurs qui peuvent toucher l’intestin et la vessie, causant des constipations et des envies fréquentes d’uriner”, mais également des troubles digestifs.

Les relations sexuelles sont aussi très douloureuses.

La fatigue chronique est également un des signes, une des conséquences de la maladie.

Ces douleurs ne disparaissent malheureusement pas avec la prise d’anti-douleurs. Au contraire, elles représentent des douleurs handicapantes qui peuvent persister plusieurs jours et rendre incapable de travailler, bouger, etc.

Les conséquences de l’endométriose

En plus de forte de douleurs présentes quotidiennement, 20 à 50 % des femmes atteintes d’endométriose souffrirait d’infertilité.

» « L’endométriose : définition, causes et symptômes »


À l’occasion de la sortie de la nouvelle version de son livre “l’alimentation anti-endométriose”, nous avons rencontré Fabien Piasco, l’auteur, afin de lui poser quelques questions.

Votre livre « l’alimentation anti-endométriose » vient de sortir en version augmentée. Pouvez-vous nous dire ce qui change par rapport aux autres versions ?

  • Des améliorations dans le texte de base
  • De nouvelles études sur les aliments et leur possible lien avec la maladie
  • Une partie sur le régime faible en FODMAPs
  • De nouvelles théories y sont exposées.
  • Le domaine des compléments alimentaires a aussi évolué, et le chapitre qui leur est dédié est donc étoffé.
  • Suite aux nombreux échanges, plus de questions/réponses
  • Des fiches annexes améliorées/complétées et ajoutées
  • La création d’un nouveau chapitre consacré aux témoignages

Qu’est ce qui vous a poussé à écrire sur cette problématique particulière ?

J’interviens  dans un établissement thermal spécialisé en gynécologie.

Je m’occupe de la nutrition pour les curistes et notamment celles atteintes d’endométriose.

En faisant de plus en plus de recherches scientifiques sur le sujet, j’ai décidé de collecter l’ensemble des données sous forme d’un livre qui fait toute la revue scientifique sur les liens entre aliments/nutriments/substances naturelles/compléments alimentaires/hormones/perturbateurs endocriniens et endométriose.

Dans votre livre, vous expliquez que l’endométriose est une maladie encore mal comprise. À votre avis, pour quelles raisons ?

Elle est plutôt méconnue du grand public, pourtant 1 femme sur 10 au moins en est atteinte. Le corps médical la connaît aussi assez mal (excepté les spécialistes de cette maladie).

Les causes exactes de la maladie sont inconnues, mais il y a de nombreuses théories.

À qui ce livre est-il destiné et comment est il construit ?

Ce livre est destiné à toutes les personnes qui s’intéressent à la nutrithérapie (nutrition, micronutrition et phytothérapie) pour l’endométriose.

Premièrement aux patientes qui cherchent un livre 100% scientifique (seul et unique livre de la sorte par ailleurs), mais aussi aux gynécologues ou aux diététiciens-nutritionnistes.

Le livre est construit avec trois niveaux de lecture : des encadrés « En pratique » avec des conseils. Il s’agit du niveau 1.

Le corps du livre est écrit dans un style semi-vulgarisé, accessible, mais qui reste scientifique. C’est le niveau 2.

Viennent ensuite les encadrés « Pour aller plus loin », destinés aux professionnels de la santé et de la nutrition. C’est le niveau 3.

Ce livre c’est 272 pages dédiées uniquement à la nutrition pour l’endométriose, avec près de 270 références scientifiques. Un travail qui a pris plusieurs années.

Rentrons maintenant dans le vif du sujet. En quoi l’alimentation peut jouer un rôle contre l’endométriose ?

Le stress oxydatif et l’inflammation sont deux facteurs très importants dans l’endométriose.

Il est démontré scientifiquement que les cytokines inflammatoires sont impliquées dans la prolifération des cellules endométriales, leur migration et infiltration.

Il y a aussi un stress oxydatif important dans cette maladie. Il forme un cercle vicieux avec l’inflammation.

Or on peut réduire drastiquement l’oxydation et l’inflammation grâce à l’alimentation. Ceci peut expliquer pourquoi certaines femmes sont tellement soulagées par une alimentation spécifique.

Certaines ont même pu arrêter les médicaments ou voir des lésions endométriosiques disparaître à l’IRM.

Quelles sont selon vous, les étapes nutritionnelles essentielles pour lutter contre la problématique de l’endométriose ?

En prévention ?

Difficile à dire.

Selon certaines théories l’endométriose pourrait commencer in utero…

On peut néanmoins éviter les perturbateurs endocriniens comme les pesticides, les plastifiants, etc.

Lorsque la maladie est déclarée ?

Toujours mettre en place une alimentation écartant les perturbateurs endocriniens, mais aussi modulant les oestrogènes (certains nutriments les augmentent, d’autres les diminuent).

La nutrition doit aussi être anti-inflammatoire et antioxydante.

Les oméga-3 et les polyphénols sont vraiment importants. Certaines évictions comme le gluten et les produits laitiers peuvent également nettement améliorer les symptômes.

Enfin, s’il y a atteinte digestive ou tout au moins de nombreux troubles digestifs, il faut adapter l’alimentation sur ce point : éviter les aliments agressifs pour la muqueuse digestive et ceux qui fermentent (régime faible en FODMAPs).

Et en ce qui concerne les aliments complémentaires, en quoi peuvent-ils soulager les problèmes liés à l’endométriose ?

Ils peuvent améliorer les douleurs.

Sur quels facteurs peuvent-ils agir ?

Sur l’inflammation, le stress oxydant et la modulation oestrogénique (détox des oestrogènes et des xénobiotiques).

Certaines plantes sont par ailleurs progestérone-like (car il y a une hyperoestrogénie dans les cellules endométriales et une résistance à la progestérone).

Vous expliquez dans votre livre qu’il existe encore peu d’études sur le lien entre la nutrition et l’endométriose. Pour quelles raisons à votre avis ?

Il y en a quelques-unes, et heureusement de nouvelles sortent régulièrement. C’est vrai qu’il y en a moins que dans d’autres domaines, comme les maladies cardiovasculaires par exemple.

En tant que spécialiste de la nutrition, pensez-vous que de nouvelles découvertes sur les liens entre l’endométriose et la nutrition vont paraître ?

Peut-être, mais il y a déjà énormément de pistes.

Il faut maintenant des études avec plus de poids comme des essais cliniques contrôlés randomisés, car la plupart des études disponibles sont soit des études d’observation (cohortes ou cas-témoins), soit des études sur l’animal ou in vitro (particulièrement pour les substances naturelles).

Aujourd’hui si vous aviez un seul conseil à toutes ces femmes souffrant d’endométriose, quel serait-il ?

Lisez mon livre !

Non, plus sérieusement de vraiment essayer l’alimentation que je préconise car beaucoup de femmes sont vraiment soulagées, et que pour l’instant les traitements médicamenteux ne sont pas toujours efficaces et sans effets collatéraux, …

En d’autres termes :

L’alimentation anti-endométriose, paru aux éditions Marco Pietteur est le livre qu’il vous faut si  vous cherchez des réponses à donner à vos patientes qui souffrent d’endométriose, mais également si vous-même êtes atteinte de la maladie et que vous cherchez une façon efficace de la contrer.

Retrouvez ici le livre “L’alimentation anti-endométriose” de Fabien Piasco, et profitez du chapitre 8 gratuitement !

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